Dossier Particulier : Kai Zer Kanzore NKVD

Que voulez-vous savoir ?

Tout ce que vous me demanderez, vous l'avez vécu. Moi aussi.
Je ne peux décemment pas penser que ce que vous affirmez est vrai. C'est la raison pour laquelle je proclame votre soi-disant Fondation et vous même, professeur, comme étant purement faux.
Vous avez déjà connaissance des faits, vous avez déjà lu le rapport, alors pourquoi vous obstiner à vouloir avoir raison ? Vous savez que vous avez tord, vous l'avez lu, entendu, senti, vous le savez.

Pourquoi voulez-vous savoir ?

Vous savez déjà. Vous voulez connaître mon point de vue ? Mais si, comme vous le dites, je ne fais pas partie du "continuum de réalité primaire", en quoi mon avis vous intéresse ? Vous demandez l'avis d'un fantôme !

Vous vous rendez compte de l'erreur que vous faites ? Professeur, vous êtes scientifique, vous avez un esprit particulièrement développé, alors pourquoi vous faites ça ?

Bien, je vais vous raconter, si tel est votre choix, après tout, ça n'est pas comme si je l'avais, moi, le choix. Je pourrais demander à ce fusil d'assaut, braqué sur ma tête, mais je doute que sa réponse me convienne.

Alors nous y voilà.

Toute cette histoire a commencé au début du mois de novembre 1999.
J'étais dans mon laboratoire, je faisais divers essais d'explosifs à faible quantité, bref, je faisais mon travail.

À un moment, mon collègue, un homme brillant, mais très impulsif, le docteur Antengels. Diplômé de huit ans d'études en recherche sur la physique quantique, plus tard spécialisé sur l'application des phénomènes quantiques dans notre monde. Puis arrêté par la CIA pour avoir tenté de tester une bombe quantique à grande échelle, le risque ? Tout simplement l'effondrement de la réalité elle-même. Puis la suite, vous la connaissez sûrement, la Fondation, intéressée par cet étrange scientifique en prison confidentielle, fit usage de ses contacts pour soi-disant "l'extrader".

Mais bref, donc, mon collègue entrait dans mon laboratoire, essoufflé par la course, avec cette joie dans ses yeux, en m'annonçant qu'une nouvelle affaire venait de sortir et que l'on faisait partie de l'équipe qui allait enquêter et faire les premiers relevés avant l'arrivée du service de logistique spéciale.

Il faut dire que ça faisait presque trois mois qu'on avait rien fait, on avait beau se plaindre, leur dire qu'on était pas des hommes d'intérieur, mais des scientifiques de terrain, il y avait toujours une équipe avant nous.

Rapidement, on était donc préparés à se rendre sur le site, pendant le trajet, mon collègue n'arrêtait pas de me déverses des contes sortis de son imagination, on avait pas reçu de briefing et la tension était palpable, je l'écoutais sans l'entendre, ses récits à base de "et si" m'avaient retourné la tête.

Une fois arrivés, nous sommes descendus du véhicule déguisé, on était au milieu d'un champ de blé, dans le nord de l'Allemagne.

Une légère fumée s'envolait au loin, rapidement, on vit ce qu'il y avait à voir : un cratère de météorite.

Et c'est comme ça que tout a commencé.

À partir de là, allez savoir ce qui s'est passé, apparemment, personne ne se rappelle concrètement ce qui s'est produit dans les cinq minutes qui ont précédé ou suivi ce moment.

À part une chose, un flash lumineux, bref mais intense, émanant de la "météorite".

D'ailleurs, la météorite, parlons-en, deux enfants qui traînaient là un soir, un orage, de la foudre aurait frappé cet endroit, et un cratère serait apparu avec cet espèce de gros caillou dedans, puis, plus aucune nouvelle des gosses, on ne les a jamais revus.

Bref, c'est là que le cirque a commencé, on a entendu des pas, des bruits, des gens parler.
Je veux bien que le blé dans le champ soit haut, mais j'étais sûr d'une chose, si ils avaient étés là avant, on les aurait vus depuis longtemps.

Alors on s'est très vite rendu compte qu'ils se disaient justement la même chose sur nous.

Des bruits métalliques, des cliquetis, des bruits qui m'étaient drôlement familiers me dirent qu'ils étaient armés, nous aussi, et ils le savaient.

C'était donc au premier qui allait attaquer, et ça allait être eux.

On entendit rapidement des gens crier de nous mettre à terre, de ne pas bouger, ils avaient contourné, et nous, on avait été désarmés plus vite que jamais.

Allez savoir pourquoi les soldats qui nous accompagnaient n'ont pas fait feu. Ils ont faillis à leur tâche.

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