Dr. Pyrignos

Heya, et bienvenue dans l'antre d'une folle!
Ici, tu pourras voir mes projets diaboliques et mes idées très magnifiques.

Fais comme chez toi et…
Non, pas touche à ce bouton!
Euh.. Finalement, ne fais comme chez toi. Ne touche à rien, assieds toi dans le coin-là, et me gêne pas, okay?

Bon, juste une idée qui m'est venue en pleine nuit. J'ai rêvé de ce qui allait se passer. Donc, je vais tenter de tout mettre par écrit.

Ses pas sur le sol parfaitement lisse di Site-Aleph résonnent dans le couloir vide. Le son régulier ricoche sur les murs unis pour revenir frapper ses oreilles l'emplissant d'une insatisfaction croissante.

Le parfum caractéristique des laboratoires lui emplit les narines et l'esprit d'une amère odeur de déception.

Ses yeux bruns clairs rencontrent un tableau monochromatique de murs blancs, de sol blanc, de portes grises. Il les baisse petit à petit jusqu'à y ajouter ses chaussures négligées en cuir noir.

Il entrouvrit la bouche, et gouta l'air ambiant. Fade, triste, ordinaire. Il la referme assez vite, pour se couper de ce monde imparfait.

Il finit par également fermer les yeux. Le noir s'offre à lui, et seul le bruit de ses chaussures claquant contre le sol lui rappelle qu'il est toujours de ce monde.

Bientôt, le contact même de ses pieds avec le sol, même amorti par les semelles, le révulse. Il finit par ressentir les moindres irrégularités inventées par son esprit avide de perfection. Bosses, creux, d'autres bosses, puis d'autres creux, toujours plus prononcés au fil de sa marche.

Il s'arrêta au niveau d'un porte, fouille dans sa poche pour en sortit son badge. La carte magnétique est froide sous ses doigts. Il la passe sur le lecteur, ouvrant la porte, puis entre.

Le parfum du papier et de l'encre se mêla à l'atmosphère calme et ordinaire d'un vendredi. La toile monochrome se pare de quelques tristes couleurs ternes, qui finissent par disparaître au profit du noir apaisant que lui confère ses paupières.

Ses pas le guidèrent à son bureau, orné d'un simple pot de stylos. Il en ouvre un tiroir, sort une feuille de papier blanc, puis prend un stylo. Calmement, il y inscrit une dizaine de mots, puis repose délicatement le message sur le bureau. Le stylo retrouve sa place dans le pot.

Il recula d'un pas. De sa poche, il sort une pilule blanche. Elle parait si petite, si insignifiante dans sa main ferme et rugueuse. Et pourtant, son pouvoir est immense.

Après un instant d'hésitation, il l'avala, avant de s'assoir dans son fauteuil de bureau. Il regarde sa montre. Onze heures dix-sept. Le gout indéfinissable de la boisson lui revient en mémoire alors que le poison s'infiltre dans ses veines. Il soupire, ferme les yeux. Il ne les rouvrira pas.

Addendum [SCP-294q-01] : Un sujet tapa "la boisson parfaite". La machine produisit un gobelet contenant un liquide inodore couleur lavande. Après avoir bu le liquide, le sujet sembla en état de choc. Le sujet se suicida un peu plus tard, laissant une note disant : "Je suis désolé, mais tout est si décevant désormais." Faire une requête similaire est donc fortement déconseillé. Aucun des composants de cette boisson n’a pu être identifié à ce jour.

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