SCP-XXX-FR(1)
notation: 0+x

Objet # : SCP-XXXX-FR

lanternepret.jpg

SCP-XXX-FR dans un laboratoire du Secteur-25.

Niveau de menace :Jaune

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : L’artefact doit rester sous clés dans le coffre N°███ du Secteur-25, les seules personnes disposant du code et de l'autorisation dans le programme de reconnaissance biométrique sont le Dr █████,le directeur du Secteur-25 et bien entendu, les membres du conseil des 05.
La seule raison acceptable pour sortir l’artefact de son confinement est une étude de ce dernier organisée par l'équipe de chercheur en charge de cette étude. Cette étude doit être autorisée par le directeur du site ou le conseil des 05.
Les études portant sur cet objet-SCP ont actuellement pour but de découvrir le fonctionnement du phénomène émanant de l’artefact et si possible, trouver des applications dérivées.
En cas d'exposition à l'effet mémétique de l’artefact, le personnel exposé doit subir une mise en quarantaine de durées fixables uniquement par un membre du corps médical de la fondation et suivre, si cela est jugé nécessaire, un suivi psychiatrique afin de déceler les éventuels effets mémétiques restants.
Lors de la manipulation de l'anomalie, le personnel scientifique doit être muni de lunette filtrante aux UV et IR, les premiers tests indiquent qu'un sujet ne souffrira pas des effets mémétiques de l’artefact si le sujet à revêtit de telles protections. Cette observation n'a pas encore été expliquée.
Si malgré ces précautions, l'anomalie venait à s'activer pour une raison quelconque et qu'il n'a pas possibilités de désactiver l’artefact manuellement, l'aération de la salle de test doit être coupée et le dioxygène de la pièce pompé.

Description : L'anomalie est une lanterne à main ancienne. Une analyse du niveau d'oxydation a permis une ébauche de datation de l'anomalie comme ayant été forgée aux alentours de 1850.L'objet mesure 38*38*24 cm. La composition de la lanterne semble être un alliage standard de fer et de cuivre. L'anomalie est constituée d'une poignée en anneau et d'un corps parallélépipédique avec sur chaque face, une vitre protégeant la bougie des courants d'air. La bougie doit être insérée dans la lanterne par une portière située sur l'une des faces.
L'effet mémétique de l'objet est le suivant, si un être vivant (humain ou animal) regarde la lanterne alors qu'une bougie est insérée et allumée, le sujet semble être complètement absorbé voir hypnotisé par la lanterne. Le sujet va regarder fixement la bougie sans prêter attention à ce qui l’entoure.Pendant cette transe, le sujet accomplit toujours de façon autonome les fonctions vitales telles que respirer, digérer ou faire circuler le sang. Ce sont là les seules fonctions réalisées par un individu en transe.

L'objet a été trouvé par l'agent ███████ dans le musée des arts et métiers, situé à ████████, en Angleterre. Suite à cela, un cambriolage du dît musé a été orchestré par la force d'intervention mobile ETA-10 afin d'acquérir l'anomalie. Cette opération s'est déroulée pendant la nuit du 25 octobre au 26 octobre 2016.

Addendum :
Extraits du journal de recherche et de réflexion du Dr Nielsen
27-10-16
L'anomalie est arrivée au Secteur-25 ce matin.
J'ai été affecté au groupe qui devra l'étudier par le directeur ██████. Le groupe est sous la direction du Dr ██████. Je vais devoir étudier l’artefact et ses effets d'un point de vue biomédical. Je n'ai pas encore pu commencer mes observations, mais la fiche envoyée par l'agent █████, qui a décelé cet artefact, indique que l'anomalie provoque sur les sujets une sorte de transe hypnotique. J'attends de réaliser mes propres observations, je devrais avoir accès à l’artefact dans une heure ou deux.

Premiers tests réalisés aujourd'hui, nous avons testé l’artefact sur des prisonniers devant être condamné à mort, mais ayant un accord avec les chefs de la Fondation.
Toujours est-il que la description réalisée par l'agent █████ semble exacte, les sujets entrent dans une sorte de transe quand il fixe la lanterne allumée. Le fait qu'elle soit allumée semble être une condition sinequanone pour que l'effet mémétique soit déclenché. Pas de réaction anormale de la part des sujets quand ils regardent la lanterne éteinte. Le type de bougie utilisée ne semble pas être important non plus.
Pendant la transe, les sujets n'ont pas l'air de réagir aux stimuli provoqués autour d'eux.Cependant, les sujets continuent de remplir les fonctions vitales de leur organisme.
La suite des tests attendra demain.

28-10-16
Les tests ont repris ce matin avec les détenus. L'expérience d'aujourd'hui consistait à découvrir si l'absence de réaction pendant la transe d'un point de vue physique était la même d'un point de vue neurologique. Pour tester cela, l'expérience consistait à ré-exposer les détenus à l’artefact, mais en leur faisant passer un test d' imagerie par résonance magnétique fonctionnelle simultanément.
Deux tests ont été faits, le premier consistait à tenter de faire sursauter les sujets lorsqu'ils étaient en transe. Les résultats indiquent que les sons ont bien été perçus, mais pas interprétés comme des stimuli agressifs. Le test à révéler que le cortex auditif a bien perçu le son, mais le cortex reptilien et les amygdales n'ont pas réagis. De plus, une prise de sang a confirmé qu'il n'y avait pas eu de pics d'adrénaline.
Le même test a été fait, mais cette fois ci en remplaçant le « screamer » par des battements binauraux, là encore, le son a été perçu, mais l'encéphale n'a pas réagit comme il auras du en cas de présence de battements bineauraux..
La suite de la journée d'expérimentation a consisté à trouver ce qui déclenchait cette transe. Je dois avouer que nous ne savions pas quoi chercher, donc nous y sommes allés à l'aveugle. Moi et l'équipe, on a fait tester aux sujets toutes les protections possibles et imaginables. Je ne pensais pas trouver d'élément intéressants mais apparemment, une protection anti-UV et anti-IR suffit à ne pas déclencher la transe. Si cela ne nous explique pas la nature de l’artefact, cela restreint le champs des possibilités : J'ai ordonné une analyse spectrale de la lanterne en fonction.
Dernier test pour aujourd'hui, nous allons laisser un sujet en transe toute la nuit. Le but est de savoir si une exposition prolongée provoque des effets à long terme. Nous avons déjà pu observer qu'une exposition à court terme ne semblait pas laisser de séquelles aux détenus.

29-10-16
L'expérience de cette nuit a permis d'établir qu'une exposition prolongée expose à des effets plus durables (nous ne connaissons pas le rapport de temps), depuis l'exposition prolongée, le sujet est dans un état de transe même quand la lanterne est éteinte . Néanmoins, les mécanismes de cette transe étant encore inconnus, nous avons décidé d'instaurer une quarantaine en cas d'exposition à la lanterne.
Le second point de la journée est la découverte d'un fragment d'ADN sur la poignée de la lanterne.
Je l'ai mis à comparer dans l'espoir que ça nous donne peut-être une explication sur cet artefact pour le moins étrange, même si je sais qu'il est plus que probable que cet ADN appartienne à un des employés du musée.

Alors là, je ne sais pas quoi dire. C'est indéniable, cette anomalie est exceptionnelle.
Le morceau d'ADN que j'ai analysé sans grande conviction a trouvé chaussure à son pied dans une base de données de la Fondation qui apparemment prends ses données dans a peu près toutes les bases de données du monde.
Ça m'était complètement sorti de la tête jusqu'à aujourd'hui, mais il y a quelques années, on avait retrouvé l'ADN de Jack l'Éventreur sur un foulard… Ai-je vraiment besoin de dire à qui appartient le fragment de la lanterne ?
En tout cas, maintenant on sait comment l'Éventreur faisait pour tuer si discrètement, sans un bruit, il mettait en transe ses victimes.
Si ça, ce n'est pas la preuve par A+B qu'un objet SCP qui n'a pas l'air « dangereux » requiert toujours la prudence.
L'histoire nous a montrées, il y a presque 130 ans, ce qui arrivait quand un objet-SCP était placé entre de mauvaises mains. Je pense qu'après cette découverte le Niveau de menace jaune est parfaitement justifié.
Mais je m'égare, il y a encore plein de choses à découvrir d'un point de vue biomédical sur cette anomalie. Il est temps de reprendre les analyses.

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License