Paranoïa

C'est difficile de commencer une nouvelle chose. Surtout quand on a jamais fait de rapport et qu'on se lance pour la première fois. Je sais pas pourquoi je fais une entrée en matière mais ça me semble important pour me familiariser avec l'endroit, me poser deux/trois repères ou juste faire la meuf bizarre. Bref, je suis plus qu'excitééée à l'idée de bosser là-dessus au lieu de faire mes devoirs bien entendu et voilà.

L'idée m'est venue dans la douche il y a à peine trois minutes. C'est tout frais, ça frétille dans mon esprit et ça ne demande qu'à sortir. DONC il serait temps de commencer. J'ai pas encore d'image mais je vais déjà commencer avec un modèle pour me familiariser blablabla tu l'a déjà dit ça Léa maintenant ferme ta gueule.

notation: 0+x
prisoner_of_silence_by_lostoneself-d3adr6m.jpg

Photo retrouvée dans un vieil appareil de 1952.

Objet # : SCP-XXXX

Niveau de menace :
Classe : Euclide

Procédures de Confinement Spéciales : Les mesures de confinement de SCP-XXXX ne sont efficaces que depuis le 12/01/2015. Depuis sa découverte le 09/08/2014, il fut expérimenté une simple pièce verrouillée et SCP-XXXX est parvenu à s'échapper sans aucun dommage matériel. Il fut découvert qu'il était difficile de retenir physiquement cette entité et il fut installé un cube de 5x5m carré totalement hermétique, sans aucune porte ni fenêtre, pas de système électrique ou de tuyauterie, une grande vitre transparente sur la facade Sud-Est.

Il était formellement interdit de créer une ouverture dans la pièce et les capacités de SCP-XXXX empêchèrent la présence de caméras pendant plus d'un an et depuis juin 2016, les ondes produites par SCP-XXXX ont pu témoigner d'une quasi-nulle activité de sa part. Plusieurs Chercheur tentèrent de l'observer mais il ne prend que très rarement sa forme humaine. Un groupe de trois Spécialistes du Confinement a pu constater l'affaiblissement de SCP-XXXX et poser une double porte hermétique à l'entrée pour rendre possible les observations et expériences.

Description : SCP-XXXX se caractérise sous deux formes.

- Forme non-humaine et non-stable : peut se modeler sous toutes les formes, changer de masse et de volume, ne répondant à aucun des lois de la physique élémentaire.

- Forme humaine : utilisée lorsqu'il entre en contact avec ses victimes, silhouette humaine noire de la proportion d'un mètre quatre-vingt (1m80), soixante kilogrammes (60kg). Il ne possède pas de traits distinctifs de visage, de poils ou d'organes génitaux, mais peut prendre une forme plus identifiable et se modeler un visage féminin ou masculin.

█████ ████████, une des victimes de SCP-XXXX, fut la première personne à rapporter l'existence de cette entité aux laboratoires de la Fondation. D'après les estimations et les propos recueillis par l'entité, elle aurait été sa quatorzième victime. Les victimes de SCP-XXXX sont sans distinction des femmes et des hommes de tout âge, toute ethnie et milieu différent, estimées entre 1940 à nos jours. SCP-XXXX résiste aux températures extrêmes, ne nécessite pas d'alimentation, de sommeil ou d'oxygène. Il puise son énergie dans la peur de ses victimes et ne semble posséder aucune conscience.

Les Spécialistes du Confinement et les Chercheurs de SCP demandèrent à la victime de déménager temporairement dans l'appartement où le confinement se préparait. Des caméras et des micros avaient été installés dans toutes le pièces. SCP-XXXX apparut dès le deuxième jour d'expérience (ExpSCP-XXXX-2). L'expérience dura dix jours. Le 23/08/2014, la victime attenta à sa vie et le test fut stoppé. Le décès de la victime fut annoncé le 27/08/2014 lors de son séjour à l’hôpital. SCP-XXXX ne se manifesta plus jusqu'à sa victime suivante, Valentine █████, en décembre 2014. Valentine accepta de subir l'expériences (ExpSCP-XXXX-6) et s'installa dans la salle hermétique mise en place dans la fondation. En février 2015, la victime demanda à cesser les expériences.

L'activité de SCP-XXXX observée par les ondes captées à l'extérieur du container chuta graduellement à partir du départ de la victime Valentine et tomba à quasi-nulle durant l'été 2016. SCP-XXXX, se nourrissant de la peur de ses victimes, était dans l'incapacité de se nourrir et s'affaiblissait. Les enregistrements recueillis datent de cette période. Il a été observé que SCP-XXXX prend forme humaine chaque fois qu'un Docteur vient l'observer et répond avec enthousiasme à toutes les questions. C'est une entité vif et intelligent, mortel pour toutes ses victimes, qui imite le genre humain à la perfection et agit comme un étau psychologique sur l'esprit de ses victimes.

Extrait de l'enregistrement SCP-XXXX-26 :
21/08/2016, 15:32, salle de confinement.
[…] Je sais pas, Docteur. J'aime les voir pleurer, gémir, prier pour que tout ça s'arrête. Mais jamais ça s'arrête. Lorsque j'ai choisi ma proie, je la mène à la mort et n'abandonne jamais. D'abord, elle ne se rend pas compte de ma présence. Je me contente d'observer, de ████████ lorsqu'elle dort. Je fais monter la peur si lentement qu'elle ne se rend compte de rien. Et un jour, elle se rend compte qu'elle ne peut pas sortir de chez elle sans une appréhension indomptable, qu'elle ne va plus travailler, que son mari l'a quitté parce qu'il n'en pouvait plus de ses histoires à dormir debout sur cette ombre. La solitude est la plus facile des manières de les prendre au piège. Je les effraie du monde extérieur pour que leur maison corresponde au seul endroit sur Terre ou elle se sent en sécurité, et quand il est temps d'arrêter de jouer avec ma nourriture, je les achève.

Extrait de l'enregistrement SCP-XXXX-32 :
30/08/2016, 20:50, salle de confinement.

[Le Dr. ██████ demande s'il n'a pas mauvaise conscience pour ses meurtres] Mais je n'ai tué personne ! Je n'ai jamais atteint à quelqu'un, qui que ce soit, physiquement. Mes victimes se tuent elles-même, Docteur. Je ne fais rien. Je les rend folles. Je les fait se détester, se maudire, je les accule contre les murs et j'éloigne tout le monde. Les amis, la famille, les collègues de bureau. Lorsqu'elle est seule, et ferait n'importe quoi pour peu qu'on sache le demander. […]

Voici des extraits d'interviews que la dernière victime, Valentine █████, a fourni :

Interviewé : Valentine █████, victime.
Interviewer : Dr. ███████
Avant-propos : ExpSCP-XXXX-6, douzième (12) jour.
Dr. ███████ : Comment vous sentez-vous depuis le début de l'expérience ?
Valentine █████ : Tout se passe bien, pour l'instant. Tout est normal, je ne vois rien qui pourrait vous intéresser, vraiment.
Dr. : Rien du tout ?
Valentine : Non, rien. Je ne vois pas pourquoi vous me demandez ça tous les jours. J'aimerai vraiment retourner dans le container, maintenant, si ça ne vous dérange pas.

Avant-propos : ExpSCP-XXXX-6, vingt-troisième (23) jour.
Dr. : Vous êtes encore certaine qu'il ne se passe rien quand vous sortez du container ?
Valentine : Oh, oui, bien sûr, tout le monde est très gentil, dans ce centre. Je peux pas me plaindre !
Dr. : Comment est-ce que vous appréhendez…
Valentine : Excusez moi, mais est-ce que l'interview va durer encore longtemps ? Je n'aime pas m'éloigner trop longtemps de chez moi, vous savez. Parce que…
Dr. : Parce que ?
Valentine : Non, rien. Oubliez.

Avant-propos : ExpSCP-XXXX-6, trente-neuvième (39).
Dr. : Vous avez demandé à ma voir ?
Valentine : Oui. En fait… En fait, j'aimerai vous parler de quelque chose. Je crois que quelque chose me suis. Au début c'était seulement à l'extérieur de chez moi, mais désormais c'est partout, et tout le temps.
Dr. : Comment décririez-vous cette chose ?
Valentine : C'est une ombre. Elle… Elle est juste derrière vous.
Interview interrompu pour une durée de quinze minutes, changement de salle sur demande de la victime.
Valentine : […] Ça a commencé le deuxième jour. C'est une présence discrète, vous savez. Elle m'a suivi ici, mais chez moi elle y était aussi, avant le début de l'expérience. Elle se déplace dans les tuyauteries, je crois. Elle me parle quand je prends ma douche. Elle m'observe quand je dors. Elle ██████ ███████, elle… Je sais pas. Elle déplace des objets quand je suis pas là, elle ferme et ouvre des portes, elle éteint les lumières. Je pouvais en parler à personne, ils me croyaient tous folle, j'ai perdu mon petit ami et mon travail… Je vis dans la peur, je [inintelligible].
Discours de clôture : Crise de nerf de la victime, clôture de l'interview et demande de stopper l'ExpSCP-XXXX-6. Demande acceptée.

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License